Optimiser le temps de chargement d’un site, pourquoi et comment ?

Optimiser le temps de chargement d’un site, pourquoi et comment ?

Affirmer que plus un site est rapide, mieux c’est, apparaît comme une lapalissade. Pourtant, si la vitesse d’une connexion internet moyenne en France comme dans de nombreux autres pays, permet de consulter assez rapidement et confortablement la plupart des sites web, l’expérience des utilisateurs et leur ressenti devant un site qui met quelques secondes (voire centièmes de secondes) de trop à s’afficher ou être navigable peut pénaliser considérablement une réputation, une fréquentation ou un chiffre d’affaires et réduire à néant de nombreux efforts et de lourds investissements.

D’où la nécessité d’optimiser le temps de chargement d’un site quand on souhaite mettre toutes les chances de réussite de son côté.

Pour ce faire, comprendre ce qui doit être plus rapide, comment et pourquoi permet de mener les bonnes actions et investir le temps et les moyens nécessaires à bon escient. A ce titre, quelques informations nous semblent utiles pour optimiser le temps de chargement d’un site, c’est ce que nous vous proposons dans cet article.

Pourquoi optimiser le temps de chargement d’un site ?

Les nombreuses études réalisées montrent toutes clairement que le temps de chargement des pages d’un site internet a un impact direct et parfois considérable sur :

  • l’expérience et la satisfaction des utilisateurs
  • le positionnement des pages dans les moteurs
  • le taux de fréquentation du site
  • le taux de rebond
  • le chiffre d’affaires réalisé (pour les sites marchands)

On remarque l’interaction de ces éléments qui sont directement liés les uns aux autres.
On peut en effet dire qu’une mauvaise expérience utilisateur augmente le taux de rebond, diminue la fréquentation du site et le chiffre d’affaire réalisé.
De la même manière, un site mal référencé pénalise le taux de fréquentation et le chiffre d’affaires réalisables.

On comprend mieux l’importance de prendre le temps nécessaire pour optimiser le temps de chargement d’un site et éviter les écueils technologiques ou marketing dans l’étude de son référencement et de son déploiement sur internet.

A propos du taux de rebond

Le taux de rebond, même si on peut critiquer parfois la façon dont il est pris en compte par Google par exemple, reste intéressant dans son analyse du fait qu’il s’explique généralement de trois façons :

  • la page sur laquelle arrive l’utilisateur ne contient pas vraiment l’information qu’il cherche (problème de référencement et de contenu)
  • la page contient l’information mais celle-ci met trop de temps à être affichée (temps de chargement trop long du contenu)
  • la page contient l’information mais celle-ci n’est pas trouvée facilement car masquée (par des popup de publicité par ex.), ou est difficile d’accès car noyée dans un contenu trop brouillon (problème d’ergonomie)

Dans les trois cas,  le visiteur n’attend pas la fin du chargement de la page et repars quasi immédiatement, d’ou le terme de « rebond ».

Incidences d’un temps de chargement trop long

Les études réalisées par quelques grandes entreprises du secteur internet sont formelles et ont rapporté les chiffres suivants :

  • Etude Amazon : 0,1s de plus dans le chargement d’une page représenterait 1% de CA en moins ;
  • Etude Google et Microsoft : Entre deux pages dont l’une se charge en 0,05s et l’autre en 2s, le revenu par clic baisserait de plus de 4%, la satisfaction  de près de 4% ;
  • Etude Shopzilla : 25% de pages vues supplémentaires en diminuant le temps de chargement de 7 à 2s pour une augmentation des ventes de 7 à 12% ;
  • Etude Yahoo! : 5 à 9% des visiteurs n’attendaient pas la fin du chargement de la page quand celle-ci mettant 400ms de plus que d’habitude ;
  • Etude Google : 20% de recherches en moins quand la page de résultats met 500ms de plus que d’habitude ;

Comment optimiser le temps de chargement d’un site ?

Dans les actions menées pour optimiser le temps de chargement d’un site, on constate parfois le contournement de certains efforts par leur compensation au niveau inférieur ou supérieur de la chaîne d’optimisation. Ce qui peut donner l’impression d’avoir régler le problème n’est en fait qu’une erreur stratégique qui a pour conséquence de se priver de meilleures performances et de nuire à l’objectif final.

L’exemple le plus courant est d’augmenter les capacités d’une machine pour compenser un code source de médiocre qualité. Si dans un premier temps la machine sera effectivement plus à même de générer rapidement un code source inutilement compliqué, le code généré quant à lui restera le même et par extension, l’impact de ce mauvais code sur l’analyse des moteurs de recherches et/ou l’expérience des utilisateurs et leur ressenti restera également le même.

Qu’aura-t-on gagné ? un site certes moins lent mais toujours aussi mal perçu par les moteurs et les utilisateurs, donc mal référencé, avec peu de fréquentation et un chiffre d’affaires qui continue de stagner pour des charges de fonctionnement qui elles ont augmenter du fait du changement de serveur (sans parler des ressources allouées qui sont gâchées)…

Il est donc impératif de prendre chaque élément en compte et à son propre niveau afin d’optimiser l’ensemble de manière homogène en fonction du contexte dans lequel vous exploitez votre site et des objectifs que vous vous fixez. D’une manière générale, pour optimiser le temps de chargement d’un site internet, nous définissons la chaîne d’optimisation de la manière suivante :

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L’accessibilité du site sur le réseau internet

Avant tout chose, il est nécessaire de bien choisir son fournisseur. Pour cela, il n’est pas forcement utile de prendre le meilleur, le plus gros ou le plus cher. Comme pour tout, il faut regarder celui qui répond le mieux à vos besoins. Si votre projet vise une clientèle internationale, il convient de prendre en considération la localisation de votre site afin d’opter pour une présence géographique au plus près de vos visiteurs. A l’inverse, si votre site vise un public français, inutile d’investir dans des services onéreux assurant la présence de votre site sur plusieurs points mondiaux.

Au delà de ces considérations spécifiques, des points récurrents sont à vérifier pour choisir votre prestataire, notamment :

  • les capacités réseau du fournisseur qui héberge le serveur sur lequel est installé le site (la qualité du réseau, la bande passante gérée, les peerings et partenariats, la localisation, le déploiement et l’exploitation des datacentres, la sécurisation du réseau et la redondance des liens, etc.) ;
  • la localisation et les performances des serveurs DNS en charge de la gestion de votre nom de domaine (si votre serveur DNS met 100ms pour fournir l’adresse IP de votre site à chaque requête d’un nouvel internaute, ce sont 100ms de perdue par l’utilisateur pour l’accès à votre site, d’où l’intérêt d’avoir des serveurs DNS proches de vos utilisateurs) ;
  • les performances de la machine hôte (physique ou virtuelle) qui gère votre site web (peu importe d’investir sur le meilleur réseau du monde si votre site est hébergé sur un serveur surchargé ou sous-dimensionné qui met 10 secondes pour répondre aux requêtes nécessaires au chargement de votre page). Il importe de choisir une machine correctement dimensionnée apte à « encaisser » des charges ponctuelles supérieures à la moyenne et d’anticiper les charges prévisibles (campagnes webmarketing, opérations spéciales, etc.) ;

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La configuration des logiciels et le code source du site

Une configuration optimisée des logiciels qui servent votre site est particulièrement bénéfique car elle permet d’adapter la façon dont le document sera servi en fonction de son type. Certains types de fichiers n’ont rien à gagner à l’utilisation de cookie, la mise (ou non) en cache, la durée de vie de ce cache, etc.
Il est également particulièrement utile de compresser certaines données envoyées pour diminuer leur volume et donc diminuer leur temps nécessaire à leur transfert et à leur affichage.
Quant au code source (générateur ou généré), sa qualité et son optimisation sont incontournables. L’un influe sur l’autre et les deux jouent un rôle plus ou moins direct sur l’analyse de vos pages par les moteurs et l’expérience de vos visiteurs vis à vis de votre site.

Ainsi, on portera donc un attention particulière à :

  • la configuration de la machine physique ou virtuelle qui héberge le site (caches applicatifs et configuration des logiciels serveurs) ;
  • l’utilisation de plusieurs hôtes pour paralléliser le chargement des éléments de votre site et accélérer l’ensemble (contenu, images, fichiers statiques, etc.)
  • la compression des flux et la réduction du nombre de fichiers (unifier les fichiers de scripts et styles par ex.)
  • la qualité du code source « générateur » (langages dynamiques pour la génération du code HTML final, opcode, cache, etc.) ;
  • la qualité du code source généré (typiquement du HTML) et envoyé au navigateur pour analyse et affichage du contenu ;

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L’ergonomie et la gestion du contenu diffusé

Dans le soucis d’amélioration des performances d’un site web on peut aussi penser aux performances de consultation plutôt que d’affichage. C’est là qu’entrent en ligne de compte les notions d’expérience et de ressenti de vos utilisateurs. L’idée serait dans ce cas et d’afficher rapidement « le début » puis diffuser progressivement « la suite » (particulièrement utile dans le cas d’un contenu très fourni donc long à charger). Pour ce faire on peut mettre en oeuvre différentes techniques telles que :

  • prioriser l’affichage du contenu important (afficher le contenu secondaire, les images lourdes, les publicités etc. une fois le contenu prioritaire chargé et affiché) ;
  • charger les éléments progressivement au fur et à mesure que le visiteur avance dans la consultation du contenu (permet aussi de diminuer la bande passante utilisée par le serveur et, plus important pour vos visiteurs dans le cas de forfaits payants au volume, la quantité de données téléchargées depuis leurs smartphones ou tablettes) ;
  • utiliser des techniques de chargement asynchrones comme l’Ajax pour amener du contenu spécifique ou complémentaire sans recharger l’ensemble de la page ;

Ces quelques exemples de gestion du contenu n’augmentent pas la vitesse des échanges de données entre votre site et vos utilisateurs mais amènent pourtant vos visiteurs à l’impression d’un site nettement plus fluide et rapide à consulter, ce qui fait souvent partie de l’objectif recherché lorsqu’on souhaite optimiser le temps de chargement de son site.

Quelques outils de diagnostics des performances et des bonnes pratiques

Pour obtenir les recommandations utiles concernant un code source et son exploitation ou en vue d’optimiser le temps de chargement d’un site, il existe plusieurs outils disponibles sur internet dont certains proposés par les moteurs de recherches eux-mêmes, comme par exemple :

  • Google PageSpeed disponible online, sous forme de plugin ou directement intégré au navigateurs Google Chrome et Chromium ;
  • YSlow disponible sous forme de plugin ;
  • GTMetrix qui regroupe les tests PageSpeed et YSlow et inclut d’autres fonctionnalités gratuite ou payantes ;

 

Voilà, il ne vous reste plus maintenant qu’à mettre en oeuvre toutes ces informations pour d’optimiser le temps de chargement d’un site. Si dans le cadre de votre projet vous cherchez des conseils plus spécifiques à votre site ou souhaitez faire réaliser ces prestations par des professionnels, n’hésitez pas à contacter l’agence CREA-MEDIA.

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